1h’ du matin, Golhinac, dans l’Aveyron, un samedi 14 juillet.
Un petit groupe de gens derrière une table et un chrono, des bénévoles, tous, qui remplissent un carton avec des chiffres, des heures, des tampons. En train de chauffer, la roue avant posée sur une ligne peinte au sol, une moto, la numéro 246, avec mon cul dessus.
Bziiiiiiiiii…
Le bruit de l’injection qui s’enclenche très faiblement. On connaît tous ça quand on a une moto récente, un bruit auquel on ne fait plus vraiment attention…
Mais là, pour le coup, ça m’intrigue, je ne l’ai pas, ce bruit.
Merdum, j’en ai marre, je suis crevé d’avoir poussé la moto pour rien, il est près de 2h’ du matin, et je n’ai plus aucune raison pour rester éveiller vu que le rallye vient de se finir prématurément pour moi. Je comate doucement en regardant s’élancer les classiques pour la 2ème spéciale de la première boucle de nuit… La fatigue me prend, je commence à avoir froid, la loose, je ne vais pas pouvoir finir…
Du coup j’ai le temps pour me remémorer les meilleurs moments de la journée. C’était pas si mal que ça finalement !
Tuuuut, tuuut, tuuuut, tuuuuuuut….
Le formidable bruit du réveil matin.
On l’a tous maudit au cours de notre vie, cet horrible bruit.
Mais pour cette fois, je suis content de l’entendre…
Ça faisait un mois que j’attendais qu’il sonne ce machin, depuis la fin du rallye de la Sarthe.
Bon, je m’en vais coucher mes impressions sur ce premier rallye.
Ça fera probablement sourire quelque uns qui connaîtrait la discipline, mais ça permettra à d’autre de découvrir de manière interposée ce type de compétition, disons le dès le départ… de gros malades mentaux !
Ça faisait longtemps que nous n’étions pas parti vadrouiller et tournicoter avec les brêles.
C’est reparti avec ce petit weekend sudiste de derrière les fagots, tout en nuance.
M’étant fait voler mon appareil photo cet été, je vais devoir vous retranscrire les paysages de mémoire, à grand coup de souris créatrice !



